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Frais de notaire calcul

Les « frais de notaire » sont le nom que le langage courant donne aux frais d'acquisition, cette somme que l'acquéreur verse au notaire le jour de l'acte en plus du prix, et dont le notaire ne conserve qu'une petite fraction. L'essentiel est constitué d'impôts — les droits de mutation perçus par le département, la commune et l'État —, auxquels s'ajoutent les débours avancés par le notaire pour obtenir les pièces, la contribution de sécurité immobilière, et enfin les émoluments du notaire, réglementés et identiques d'une étude à l'autre. Dans l'ancien, qui représente la quasi-totalité des ventes lyonnaises, ces frais atteignent un peu plus de sept à huit pour cent du prix selon le département et la période ; dans le neuf, ils sont réduits à deux à trois pour cent. Ce guide décompose ces frais, explique ce qui les fait varier, donne les méthodes pour les réduire légalement — mobilier, honoraires d'agence à la charge de l'acquéreur, remise sur émoluments —, et précise ce que le notaire fait pour ce prix, du côté de l'acquéreur comme du vendeur.

Publié le 27 juillet 2026 · mis à jour le 14 septembre 2026
Par l’équipe EB Associés

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De quoi se composent les frais d'acquisition

Quatre composantes. Les droits de mutation à titre onéreux, appelés aussi droits d'enregistrement, sont la part la plus lourde : un taux départemental que la plupart des départements, dont le Rhône, ont porté au maximum autorisé, augmenté d'une taxe communale et de frais d'assiette perçus par l'État ; la loi de finances a permis aux départements de relever temporairement ce taux, et la Métropole de Lyon, qui exerce les compétences départementales sur son territoire, décide de son propre taux. La contribution de sécurité immobilière rémunère la publicité foncière, en proportion du prix. Les débours sont les sommes que le notaire avance pour le compte de l'acquéreur : extraits cadastraux, état hypothécaire, documents d'urbanisme, état daté du gestionnaire d'immeuble, géomètre éventuel. Les émoluments du notaire, enfin, sont fixés par un tarif national dégressif par tranches de prix, auquel s'ajoutent des émoluments de formalités et la TVA.

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Pourquoi le neuf coûte moins cher en frais que l'ancien

Un logement neuf, vendu en l'état futur d'achèvement ou achevé depuis moins de cinq ans et jamais revendu, est soumis à la TVA immobilière incluse dans son prix ; en contrepartie, les droits de mutation sont réduits à une taxe de publicité foncière au taux réduit, ce qui ramène les frais d'acquisition à environ deux à trois pour cent du prix. Un logement ancien, ou un logement neuf revendu, supporte les droits de mutation au taux plein. Cette différence explique une partie de l'écart de prix entre neuf et ancien à surface égale, et doit être intégrée à toute comparaison : un appartement neuf à Gerland ou à Villeurbanne payé plus cher au mètre carré qu'un ancien voisin voit son surcoût partiellement compensé par des frais réduits, des charges plus faibles et l'absence de travaux. Les terrains à bâtir et les locaux professionnels obéissent à des règles propres.

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Ce qui fait varier les frais : prix, département, nature du bien

Les frais d'acquisition sont d'abord proportionnels au prix, avec une légère dégressivité due au barème des émoluments par tranches. Ils varient ensuite selon le département : le taux départemental des droits de mutation n'est pas uniforme, et la faculté de majoration temporaire ouverte par la loi de finances a été utilisée par la plupart des départements et par la Métropole de Lyon ; un même bien coûte donc quelques dixièmes de pour cent de plus ou de moins selon son territoire, et selon la date de l'acte. Ils varient enfin selon la nature de l'opération : ancien ou neuf, présence d'un prêt hypothécaire qui ajoute les frais de garantie, achat en société qui peut modifier les droits, échange, licitation entre indivisaires, ou apport à une société, chacun ayant son régime. Les simulateurs en ligne des notaires donnent une estimation fiable ; le notaire remet un décompte prévisionnel avant l'acte et un décompte définitif après.

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Réduire les frais légalement : le mobilier

La première méthode consiste à distinguer, dans le prix convenu, la valeur des meubles meublants qui restent dans le logement — cuisine équipée non intégrée au bâti, électroménager, meubles, luminaires — et à la soustraire de l'assiette des droits de mutation, qui ne frappent que l'immeuble. Le mobilier doit être réel, listé dans le compromis avec une valeur raisonnable correspondant à sa valeur d'occasion, et l'administration peut contester une valorisation excessive. Une cuisine équipée récente et quelques meubles permettent souvent de retirer quelques milliers d'euros de l'assiette, ce qui réduit d'autant les droits. Les éléments incorporés au bâti — cuisine sur mesure scellée, placards intégrés, sanitaires — ne sont pas des meubles et restent dans l'assiette. Le notaire vérifie la liste et sa cohérence.

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Réduire les frais légalement : les honoraires d'agence à la charge de l'acquéreur

Lorsque le mandat de vente prévoit que les honoraires de l'agence sont à la charge de l'acquéreur, et que cette charge figure dans l'annonce et dans le compromis, les droits de mutation se calculent sur le prix net vendeur, hors honoraires, et non sur le prix total. Pour un même prix global payé par l'acquéreur, l'assiette des droits est réduite du montant des honoraires, ce qui économise quelques centaines à quelques milliers d'euros selon le prix. La condition est que le mandat prévoie explicitement cette charge dès l'origine : une modification en cours de vente pour obtenir l'économie n'est pas admise. Cette présentation est courante à Lyon et explique la mention « honoraires à la charge de l'acquéreur » dans les annonces ; elle ne change rien à ce que reçoit le vendeur ni à ce que paie l'acquéreur au total, seulement à la base d'imposition. Notre guide sur les honoraires d'agence explique ces présentations.

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Réduire les frais légalement : la remise sur émoluments et les autres leviers

Le tarif des notaires autorise une remise, plafonnée en pourcentage, sur la part des émoluments proportionnels correspondant à la tranche de prix la plus élevée, au-delà d'un seuil ; le notaire est libre de l'accorder ou non, et elle doit être appliquée à tous ses clients pour la même catégorie d'actes. Pour les prix élevés des biens de prestige lyonnais, elle peut représenter une économie notable ; pour un prix courant, son effet est modeste. D'autres leviers existent : choisir un prêt garanti par une caution plutôt que par une hypothèque, dont les frais sont plus faibles et partiellement restituables ; acheter un bien éligible aux droits réduits ; dans certains cas de première acquisition, bénéficier de dispositions temporaires prévues par la loi de finances. Aucun de ces leviers ne justifie de choisir son notaire ou son bien sur ce seul critère.

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Ce que fait le notaire pour ces émoluments

Les émoluments, part la plus visible mais la plus faible des frais, rémunèrent un travail réel. Le notaire vérifie la propriété du vendeur sur trente ans et l'absence d'hypothèques ou de saisies ; il interroge l'urbanisme, purge le droit de préemption de la commune, contrôle les diagnostics et les documents de l'immeuble, vérifie l'état civil et la capacité des parties, rédige le compromis ou la promesse, puis l'acte authentique ; il séquestre le dépôt de garantie, reçoit les fonds de la banque, rembourse le prêt du vendeur et procède à la mainlevée, règle les honoraires de l'agence, calcule et acquitte les droits, publie l'acte au service de la publicité foncière, conserve l'original pendant soixante-quinze ans et délivre les copies. Il engage sa responsabilité sur la validité de la vente. Deux notaires, l'un pour le vendeur et l'autre pour l'acquéreur, se partagent ces émoluments sans surcoût.

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Les frais côté vendeur : ce que le vendeur paie réellement

Le vendeur ne paie pas de frais d'acquisition, mais il supporte d'autres coûts qu'il oublie parfois : les diagnostics techniques, l'état daté et les frais de mutation facturés par le gestionnaire de l'immeuble, les frais de mainlevée de l'hypothèque de son propre prêt s'il en reste un, les indemnités de remboursement anticipé de ce prêt, les honoraires de l'agence lorsqu'ils sont à sa charge, l'impôt sur la plus-value si le bien n'est pas sa résidence principale — calculé et prélevé par le notaire à l'acte —, et, le cas échéant, la quote-part de taxe foncière de l'année jusqu'à la vente, en général compensée par l'acquéreur au prorata. Une estimation sérieuse chiffre le prix net que le vendeur encaissera après tous ces postes ; c'est ce chiffre qui compte pour sa décision.

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Frais d'acquisition et financement : ce que la banque accepte de financer

Les banques financent en principe le prix du bien et demandent que les frais d'acquisition soient couverts par l'apport personnel de l'acquéreur, ce qui fixe l'apport minimal courant à l'ordre de dix pour cent du prix dans l'ancien ; un financement des frais est parfois possible pour des profils solides, à des conditions plus strictes. À cet apport s'ajoutent les frais de garantie du prêt, les frais de dossier bancaire et, éventuellement, les honoraires d'agence si l'acquéreur les supporte. Un acquéreur lyonnais qui calcule son budget doit donc partir du prix total qu'il peut payer, en retirer les frais pour connaître le prix du bien accessible, et vérifier avec sa banque ce qu'elle finance. Nos pages sur l'investissement locatif à Lyon et le rendement locatif intègrent les frais dans le calcul de rentabilité.

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Les frais dans les opérations particulières : succession, donation, société, indivision

Les frais d'acquisition ne concernent que les ventes ; d'autres mutations ont leur propre régime. Une succession donne lieu à des droits de succession et à des frais d'acte de notoriété, d'attestation immobilière et de partage ; une donation, à des droits de donation après abattements et à des émoluments spécifiques ; un partage entre indivisaires, à un droit de partage sur l'actif net partagé ; une licitation — rachat par un indivisaire de la part des autres —, à des droits qui dépendent de l'origine de l'indivision ; l'acquisition par une société soumise à l'impôt sur les sociétés, ou de parts de société à prépondérance immobilière, à des droits différents de ceux d'un achat en direct. Nos guides sur la vente d'un bien hérité et la vente d'un bien en indivision traitent les frais de ces situations. Pour toute question sur le prix net d'une vente ou le coût total d'un achat, la page contact nous permet d'y répondre avec votre notaire.

FAQ

Questions fréquentes

Quel est le montant des frais de notaire dans l'ancien à Lyon ?

Un peu plus de sept à huit pour cent du prix selon le taux de droits de mutation applicable sur le territoire de la Métropole et la période ; l'essentiel est constitué d'impôts, les émoluments du notaire n'en représentant qu'une petite part. Le notaire remet un décompte prévisionnel avant l'acte.

Qui paie les frais de notaire, le vendeur ou l'acquéreur ?

L'acquéreur, sauf convention contraire très rare. Le vendeur supporte d'autres coûts : diagnostics, état daté, mainlevée et indemnités de son prêt, honoraires d'agence s'ils sont à sa charge, impôt sur la plus-value éventuelle.

Peut-on déduire le mobilier du prix pour réduire les frais ?

Oui, à condition qu'il s'agisse de meubles réels, listés au compromis avec une valeur d'occasion raisonnable. Les éléments incorporés au bâti n'en font pas partie. L'économie porte sur les droits de mutation calculés sur le prix hors mobilier.

Les frais sont-ils plus élevés si chaque partie a son notaire ?

Non. Les deux notaires se partagent les émoluments prévus par le tarif ; l'acquéreur paie le même montant qu'avec un seul notaire. Chaque partie dispose ainsi de son propre conseil sans surcoût.

La banque finance-t-elle les frais de notaire ?

En règle générale non : les frais doivent être couverts par l'apport personnel, ce qui fixe l'apport minimal courant autour de dix pour cent du prix dans l'ancien. Un financement des frais reste possible pour certains profils, à des conditions plus strictes.

L’auteur

L’équipe EB Associés

Agence indépendante installée 9 rue Bugeaud, à Lyon 6, EB Associés exerce la transaction, la location, la gestion locative et l’administration de biens sous carte professionnelle (CPI : 69012018000035095). Nos guides s’appuient sur la pratique quotidienne du marché lyonnais ; ils informent mais ne remplacent pas un conseil personnalisé.

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